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« Richard II » : Christophe Rauck éclaire la chute d’un roi
Christophe Rauck plonge « Richard II » dans un superbe clair-obscur et confie à Micha Lescot un roi aussi inquiétant que fragile. Une lecture politique et limpide de Shakespeare où la chute du souverain révèle toute l’actualité des mécanismes du pouvoir.
« La Tempesta » : Alessandro Serra donne corps à la magie du théâtre
Avec « La Tempesta », Alessandro Serra débarrasse Shakespeare du superflu et fait surgir l’île de Prospero avec quelques accessoires, des corps et de magnifiques clairs-obscurs. Un théâtre de tréteaux, drôle et poétique, qui redonne toute sa place à l’imaginaire.
« Milk » : Bashar Murkus, de très belles images qui finissent par sonner creux
Avec « Milk », Bashar Murkus transforme la perte d’un enfant en une succession de tableaux où le lait devient larme, nourriture impossible et matière scénique. Des images saisissantes, mais une esthétique trop appuyée qui finit par tenir l’émotion à distance.
« Anaïs Nin au miroir » : Élise Vigier cherche l’écrivaine derrière le mythe
Élise Vigier et Agnès Desarthe approchent Anaïs Nin par ses rêves, ses journaux et ses contradictions. Entre cabaret, vidéo et musique, le spectacle cherche la femme derrière l’icône et transforme le plateau en un jeu de miroirs.
« En transit » : Amir Reza Koohestani se perd dans les frontières de l’Europe
À partir de sa propre rétention dans un aéroport et du roman « Transit » d’Anna Seghers, Amir Reza Koohestani confronte deux époques de l’exil. Une proposition intelligente, mais dont les changements d’identité et certains parallèles historiques manquent parfois de lisibilité et de subtilité.
« Le Moine noir » : Kirill Serebrennikov fait entrer les fantômes de Tchekhov dans la Cour d’honneur
Kirill Serebrennikov transforme « Le Moine noir » de Tchekhov en un théâtre total où les points de vue, les langues, la musique, la danse et la vidéo se répondent. Une traversée spectaculaire de la folie et du génie dans l’immensité de la Cour d’honneur.




