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Il faut avoir vu Marciac lorsque le chapiteau a disparu pour comprendre ce que Jazz in Marciac a réellement changé. Le reste de l’année, la bastide gersoise retrouve les dimensions modestes d’un village d’un peu plus d’un millier d’habitants, avec sa grande place entourée d’arcades, son église, ses commerces et les paysages vallonnés qui la tiennent à distance des grandes métropoles ; puis vient l’été, et ce coin de Gascogne que rien ne semblait destiner à accueillir l’un des grands rendez-vous européens du jazz change brutalement d’échelle, envahi par les musiciens, les bénévoles et un public venu parfois de très loin.
C’est ce contraste qui rend l’histoire de Jazz in Marciac beaucoup plus intéressante que la seule succession des vedettes passées sous son chapiteau. Depuis une première journée de concerts organisée en 1978 autour de Claude Luter, le festival a certes accueilli quelques-unes des figures majeures du jazz mondial, mais il a surtout démontré qu’une aventure artistique pouvait finir par transformer le lieu qui l’avait fait naître. Le jazz est entré au collège, une salle de spectacle a prolongé l’activité culturelle au-delà de l’été, le bénévolat a pris une ampleur considérable et le nom d’une petite commune du Gers a fini par circuler bien au-delà des frontières françaises.
Marciac n’est donc pas simplement devenu le décor d’un grand festival : le jazz a fini par participer à la fabrication du village lui-même.
1978, une journée de jazz dans les arènes
L’aventure commence sans grande scène, sans équipement culturel important et, surtout, sans certitude qu’elle connaîtra un lendemain. Autour de Jean-Louis Guilhaumon, alors principal du collège, du Foyer des jeunes et de l’éducation populaire et de quelques amateurs de jazz suffisamment obstinés pour croire à leur projet, l’idée consiste d’abord à organiser une manifestation consacrée à une musique encore largement associée, en France, aux clubs et aux grandes villes plutôt qu’aux campagnes du Sud-Ouest.
Le 13 août 1978, les arènes municipales accueillent ainsi Claude Luter, le Jazzouillis Orchestra, le Jean Toupance Hot Strings Quintet et le Philippe de Preissac Jazz Quintet. Le choix de Luter donne immédiatement une couleur à cette première édition : compagnon de route de Sidney Bechet et figure du renouveau du jazz Nouvelle-Orléans dans le Saint-Germain-des-Prés de l’après-guerre, le clarinettiste relie cette journée gersoise à toute une histoire du jazz français.
Le premier Jazz in Marciac tient encore en une journée, mais l’année suivante le rendez-vous s’étend déjà sur trois jours et accueille notamment Bill Coleman, tandis que Guy Lafitte rejoint à son tour l’aventure. Tous deux vivent alors dans la région et leur proximité avec le festival naissant va compter bien davantage qu’un simple passage sur une affiche : ces musiciens expérimentés apportent leurs relations, leur légitimité et leur connaissance d’un milieu auquel une petite association rurale aurait difficilement pu accéder aussi rapidement. Avant de devenir une manifestation capable de négocier la venue des plus grands artistes internationaux, Jazz in Marciac s’est ainsi construit par les rencontres, les fidélités et le bouche-à-oreille entre musiciens.
Jean-Louis Guilhaumon, ou la culture comme projet de territoire
Un homme va donner à cette aventure une continuité exceptionnelle : Jean-Louis Guilhaumon. Principal du collège lorsqu’il participe à la création du festival, il s’engage ensuite dans la vie municipale, devient maire de Marciac et accompagne pendant des décennies la croissance d’un rendez-vous dont l’histoire finit par se confondre en partie avec la sienne. Son intuition essentielle consiste à ne jamais considérer le festival comme une animation estivale que l’on installerait quelques jours dans le village avant de tout démonter. À mesure que la manifestation grandit, la culture devient au contraire l’un des moyens par lesquels Marciac peut affirmer sa singularité, attirer des visiteurs, développer des équipements et lutter, à son échelle, contre les difficultés auxquelles sont confrontées nombre de petites communes rurales éloignées des grands centres urbains.
Encore faut-il, pour que cette ambition ne reste pas un discours, construire une programmation capable de grandir avec elle. Le jazz Nouvelle-Orléans et les formes traditionnelles qui caractérisent les débuts ne disparaissent pas, mais le festival élargit rapidement son regard à mesure qu’il gagne la confiance des musiciens et du public. Memphis Slim, Kenny Clarke, Stéphane Grappelli, Dizzy Gillespie, Lionel Hampton, Sonny Rollins, Stan Getz ou Oscar Peterson apparaissent ainsi dans les premières décennies, avant que Marciac ne devienne suffisamment identifié pour accueillir presque toutes les générations et toutes les familles du jazz.
Lorsque l’affiche devient une histoire du jazz
Parcourir aujourd’hui les archives de Jazz in Marciac revient à feuilleter une partie de l’histoire de cette musique. Memphis Slim est présent dès 1980, Kenny Clarke en 1981, Stéphane Grappelli en 1983, Dizzy Gillespie en 1985, Lionel Hampton en 1987, Sonny Rollins et Michel Petrucciani en 1989, Stan Getz et Oscar Peterson en 1990, avant l’arrivée en 1991 de Wynton Marsalis, dont la relation avec Marciac prendra une dimension autrement plus profonde que celle d’un artiste régulièrement réinvité. Mais une telle liste ne dit finalement qu’une partie de ce qui s’est joué. En accueillant au fil du temps Ray Charles, Nina Simone, Herbie Hancock, Keith Jarrett, Chick Corea, Ahmad Jamal et bien d’autres, tout en laissant entrer sous son chapiteau le blues, le gospel, la soul, les musiques latines ou celles venues d’autres continents, Marciac accompagne l’élargissement des frontières du jazz sans chercher à en imposer une définition figée.
Cette ouverture place nécessairement le festival devant une contradiction que connaissent la plupart des grands rendez-vous musicaux : plus les jauges augmentent et plus les productions deviennent coûteuses, plus il faut réunir un public nombreux, avec le risque que la nécessité de remplir prenne progressivement le pas sur la curiosité artistique. Marciac a choisi de vivre avec cette tension plutôt que de prétendre l’avoir résolue, en maintenant au cœur de ses affiches des musiciens de jazz parfois exigeants tout en accueillant des artistes appartenant à des univers voisins et capables d’élargir considérablement son audience.
Le chapiteau, une salle qui disparaît chaque année
La croissance de Jazz in Marciac se matérialise très tôt dans un élément qui deviendra son emblème : le chapiteau. Sa présence transforme temporairement la géographie de la commune et permet d’accueillir des audiences sans commune mesure avec sa population, tout en conservant cette étrange sensation d’un équipement monumental apparu pour quelques semaines au milieu de la campagne gersoise. Il serait pourtant réducteur de n’y voir qu’une réponse technique à l’absence d’une grande salle, tant le chapiteau participe désormais à l’imaginaire du festival. Là où d’autres manifestations se confondent avec un théâtre antique, une cour historique ou une salle prestigieuse, Jazz in Marciac s’est construit autour d’une architecture éphémère que l’on monte puis démonte chaque année, comme si le festival devait reconstruire son propre théâtre avant de pouvoir recommencer.
À cette grande scène payante s’ajoute le Festival Bis, gratuit, qui fait circuler la musique au cœur de Marciac et permet à ceux qui ne possèdent pas de billet pour le chapiteau de vivre malgré tout au rythme du jazz. On passe alors d’une scène à une terrasse, d’un concert à une rencontre improvisée, tandis que la frontière entre l’espace du festival et celui du village devient suffisamment floue pour que, pendant quelques semaines, Marciac tout entier semble devenir une scène.
Wynton Marsalis, bien davantage qu’un habitué
Parmi toutes les fidélités construites au fil des décennies, celle de Wynton Marsalis occupe une place singulière. Le trompettiste apparaît pour la première fois dans les archives du festival en 1991 et revient ensuite régulièrement, jusqu’à nouer avec Marciac une relation qui dépasse largement celle d’une vedette internationale invitée plusieurs fois par la même manifestation.
En 1997, il compose même une Marciac Suite pour le festival. Lorsque l’orage interrompt son interprétation sous le chapiteau, Marsalis annonce qu’il rejouera l’œuvre le lendemain sur la scène gratuite du Bis, épisode qui dit quelque chose du rapport particulier qu’il entretient déjà avec le lieu et son public. Cette fidélité prend une dimension encore plus forte lorsqu’il devient le parrain des ateliers de jazz du collège. L’image pourrait sembler trop parfaite si elle n’était pas réelle : dans un village du Gers où quelques amateurs avaient organisé en 1978 une journée consacrée au jazz, l’une des personnalités majeures de cette musique vient désormais rencontrer des collégiens et défendre auprès d’eux l’improvisation, l’écoute et la recherche d’une voix personnelle.
Quand le jazz entre au collège
À la rentrée de septembre 1993, le collège de Marciac crée ses Ateliers d’initiation à la musique de jazz, qui vont progressivement couvrir l’ensemble du cursus, de la sixième à la troisième. L’objectif n’est pas de transformer l’établissement en conservatoire ni de fabriquer une génération de musiciens professionnels, mais d’utiliser les principes mêmes du jazz — l’écoute, l’improvisation, l’autonomie et la création collective — comme des instruments de formation.
Certains anciens élèves choisiront pourtant la musique avec suffisamment de talent pour construire à leur tour des parcours remarquables, parmi lesquels Émile Parisien ou Leïla Martial, mais la réussite du projet ne se mesure pas au nombre de professionnels qu’il aura formés. Les rencontres avec les musiciens, les concerts, les auditions et la possibilité de se produire pendant le Festival Bis créent surtout une continuité inhabituelle entre le grand événement estival et la vie quotidienne d’un établissement scolaire.
À ce moment-là, quelque chose a profondément changé : le festival ne se contente plus d’attirer la culture à Marciac pendant quelques semaines, il laisse quelque chose derrière lui lorsque les musiciens et les spectateurs sont repartis.
L’Astrada, lorsque le festival ne suffit plus
Cette volonté de prolonger l’activité au-delà de l’été trouve son expression la plus visible avec L’Astrada, dont l’ouverture en 2011 permet à Marciac de disposer d’une salle permanente et d’une programmation culturelle qui ne s’interrompt plus lorsque le chapiteau est démonté. Créé à l’origine dans le prolongement de Jazz in Marciac, l’équipement développe aujourd’hui son propre projet artistique pluridisciplinaire tout en demeurant lié à l’écosystème culturel né autour du festival.
La construction d’une salle d’environ 500 places dans une commune de cette taille pourrait sembler disproportionnée si l’on ignorait tout ce qui s’est passé depuis 1978. Elle apparaît au contraire comme l’aboutissement logique d’un mouvement qui a progressivement renversé le rapport entre événement et vie locale : le succès du mois d’août a rendu possible une activité artistique durant le reste de l’année, tandis que cette présence permanente consolide à son tour l’identité culturelle acquise par Marciac. Un festival né parce qu’il n’existait pratiquement pas d’équipement adapté aura ainsi contribué, quelques décennies plus tard, à rendre possible l’existence d’une véritable salle de spectacle.
Mille bénévoles pour fabriquer un festival
Il existe dans l’histoire de Jazz in Marciac un chiffre presque aussi spectaculaire que ceux de sa fréquentation : environ un millier de bénévoles participent à son fonctionnement. Le rapprochement avec la population de la commune est évidemment symbolique puisque ces volontaires viennent d’un territoire beaucoup plus large, mais il donne la mesure de ce qu’est devenue l’organisation. Accueil des artistes, restauration, billetterie, information, circulation du public, logistique et quantité de tâches moins visibles reposent en partie sur cette communauté, sans laquelle le modèle actuel serait difficilement imaginable. Ce bénévolat maintient surtout un lien remarquable avec les origines associatives du festival : derrière les cachets internationaux, les dispositifs techniques considérables et les milliers de billets vendus demeure une aventure qui continue à dépendre de personnes revenant d’une édition à l’autre parce qu’elles considèrent, d’une certaine manière, que le festival leur appartient aussi.
Jazz in Marciac n’a donc pas seulement réussi à attirer un public ; il a réussi à créer de l’appartenance.
Un grand festival musical largement financé par son activité
La transformation de Jazz in Marciac en manifestation de dimension internationale a nécessairement bouleversé son économie, car accueillir sous un chapiteau de plusieurs milliers de places des artistes parmi les plus recherchés du circuit mondial suppose des moyens qui n’ont plus grand-chose à voir avec ceux de la journée organisée dans les arènes en 1978. Son modèle reste néanmoins caractéristique d’un grand festival musical disposant d’importantes ressources propres, où la billetterie et les recettes générées par l’événement occupent une place essentielle aux côtés du mécénat, des partenariats privés et des financements publics.
Les données communiquées par Jazz in Marciac pour 2025 permettent d’en mesurer l’équilibre : 54 % des ressources provenaient de la billetterie, 18 % des recettes annexes, 16 % du mécénat et 12 % des subventions, l’organisation présentant ainsi un taux d’autofinancement de 88 %.
Cette forte dépendance aux recettes propres lie directement l’ambition artistique du festival à sa fréquentation, car plusieurs soirées insuffisamment remplies peuvent fragiliser l’équilibre général tandis que l’augmentation des cachets, des transports, de l’énergie, de la sécurité et des coûts techniques rend chaque édition plus exigeante à construire. Le mécénat et les partenariats permettent de répartir davantage ce risque, tandis que les financements publics soutiennent un événement dont l’activité ne se limite ni à la grande scène payante ni aux quelques semaines durant lesquelles elle fonctionne. L’économie de Marciac impose ainsi un équilibre délicat : attirer suffisamment de public pour conserver une grande ambition artistique, sans laisser la nécessité de remplir le chapiteau devenir à elle seule une ligne de programmation.
Lorsque la culture produit aussi une économie
Une partie de l’argent généré par Jazz in Marciac ne passe évidemment jamais par les comptes de l’association organisatrice. Lorsqu’un village d’un peu plus d’un millier d’habitants accueille pendant plusieurs semaines une population considérablement supérieure à la sienne, les dépenses d’hébergement, de restauration, de transport, de commerce ou de produits locaux diffusent les effets économiques du festival bien au-delà de son enceinte.
Une étude ancienne, reprise en 2013 dans un rapport conjoint de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires culturelles, évaluait ainsi à 5,6 millions d’euros les retombées bénéficiant aux hôtels et commerces locaux du fait des visiteurs non gersois. Le rapport appelait lui-même à une certaine prudence sur la méthodologie employée pour mesurer ce type d’impact et ce chiffre, désormais ancien, ne doit évidemment pas être utilisé comme une estimation de la situation actuelle ; il montre néanmoins l’importance économique que le rendez-vous avait déjà acquise pour son environnement.
L’ordre dans lequel les choses se sont produites mérite surtout d’être rappelé, car Jazz in Marciac n’a pas été imaginé comme un produit touristique auquel on aurait ensuite ajouté quelques concerts : c’est parce qu’un projet culturel s’est enraciné, a trouvé son public et a grandi qu’une économie s’est développée autour de lui, jusqu’à faire du festival un élément important de l’attractivité de cette partie du Gers.
Grandir sans perdre son identité
Une réussite de cette ampleur engendre inévitablement ses propres contradictions. Le festival qui pouvait autrefois se permettre d’accueillir quelques centaines de passionnés doit aujourd’hui assumer des infrastructures, des coûts techniques et des engagements artistiques d’une tout autre dimension, tandis que la concurrence entre manifestations musicales contribue à l’augmentation des cachets et rend la construction d’une affiche internationale toujours plus complexe.
L’ouverture au blues, à la soul, aux musiques du monde et à d’autres esthétiques voisines peut dès lors être comprise à la fois comme une évolution artistique naturelle et comme l’une des réponses à la nécessité de renouveler et d’élargir le public. Il serait pourtant trop simple d’opposer un âge d’or qui aurait été exclusivement consacré au jazz à une période contemporaine devenue plus commerciale, puisque les archives montrent au contraire une ouverture progressive des frontières de la programmation, parallèlement à la fidélité maintenue envers les grandes figures et les nouvelles générations de jazzmen.
La question qui accompagne désormais Marciac n’est donc pas de savoir comment rester identique au festival de 1978, ce qui n’aurait guère de sens, mais comment préserver ce qui avait permis à cette aventure de commencer : la curiosité, la fidélité aux artistes, le goût de la transmission et cette conviction qu’une musique exigeante peut rencontrer un public très large sans devoir être simplifiée pour lui plaire.
Une capitale qui n’avait pas besoin d’être une métropole
C’est peut-être ce que l’histoire de Jazz in Marciac raconte de plus précieux. Au départ, presque tout pouvait apparaître comme un handicap : l’éloignement des grandes villes, la petite taille de la commune, l’absence d’une salle adaptée et la difficulté à imaginer qu’un public suffisamment nombreux accepterait de traverser le Gers pour venir écouter du jazz. Quelques décennies plus tard, ces contraintes appartiennent à l’identité même du festival, au point que l’expérience de Marciac serait probablement moins singulière si elle se déroulait dans une grande métropole.
Les immenses musiciens passés sous le chapiteau suffiraient à inscrire Jazz in Marciac dans l’histoire des festivals européens, mais l’accumulation des grands noms n’est finalement pas ce qui raconte le mieux cette aventure. Sa réussite la plus profonde se trouve peut-être dans ce qui demeure lorsque le dernier concert est terminé : des générations de bénévoles qui ont fabriqué le festival, un collège où des adolescents apprennent à improviser, une salle qui permet aux spectacles de continuer lorsque l’été est passé et une petite bastide du Gers dont le nom appartient désormais à la géographie internationale du jazz.
Le chapiteau disparaît à la fin de l’été ; le jazz, lui, ne quitte plus vraiment Marciac.
Pierre Salles
REPÈRES
Festivals : JAZZ IN MARCIAC
Création : 1978
Lieu : Marciac, Gers
Origine : initiative du Foyer des jeunes et de l’éducation populaire et d’amateurs de jazz locaux
Figure historique : Jean-Louis Guilhaumon
Première édition : 13 août 1978
Premier grand invité : Claude Luter
Soutiens historiques des débuts : Bill Coleman et Guy Lafitte
Discipline : jazz, avec une ouverture progressive aux musiques apparentées
Festival Bis : programmation gratuite au cœur du village
Jazz au collège : Ateliers d’initiation à la musique de jazz créés en septembre 1993
Parrain emblématique : Wynton Marsalis
Équipement permanent : L’Astrada, ouverte en 2011
Bénévolat : environ un millier de bénévoles
Modèle économique : grand festival musical reposant majoritairement sur ses ressources propres, complétées par le mécénat, les partenariats et les financements publics
Quelques artistes qui ont marqué son histoire : Claude Luter, Bill Coleman, Guy Lafitte, Stéphane Grappelli, Dizzy Gillespie, Lionel Hampton, Sonny Rollins, Oscar Peterson, Michel Petrucciani, Herbie Hancock, Ahmad Jamal, Wynton Marsalis…
Page officielle Jazz in Marciac -> Ici




